Article tuto : le Commerce équitable réduit les inégalités

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Quand on pense commerce équitable, on pense produits bio, justes et de qualité. L’essence de l’équitable est des conditions de travail dignes et une volonté de justice sociale et environnementale.

Travailler dans de bonnes conditions : un enjeu mondial, en théorie

Dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme est inscrit que « quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale ».

Ce droit du travail est associé à d’autres libertés comme le droit de se syndiquer ou l’absence de discrimination salariale. Dans les faits, ces droits et ces libertés définies par plusieurs conventions internationales ne sont pas contraignants, il n’y a pas de sanctions prévues en cas de manquement. 

 Le travail décent est un enjeu des politiques internationales et nationales de développement.

Dans les faits, augmentation des bénéfices des firmes transnationales au détriment des plus démunis 

Le commerce mondialisé actuel encourage la sous-traitance et la réduction des coûts. Les pays les moins développés avec les populations les plus pauvres subissent cette structuration. Tous les secteurs sont concernés : le textile, la manufacture, l’agriculture. Souvent les salaires minimums ne permettent pas de couvrir décemment les besoins fondamentaux de la personne. En ce qui concerne l’agriculture, la majorité des petits paysans des pays dits du “Sud” ne gagne pas décemment sa vie. En France, 40% des agriculteurs ont un revenu inférieur au SMIC (d’après l’INSEE).

L’agriculture : un secteur particulièrement concerné 

L’industrie agro-alimentaire et les grandes exploitations cherchent rendement et bénéfices. Ils travaillent à une réduction des coûts de production, de transformation et de transport. Les prix sont tirés vers le bas. Les petits producteurs ne peuvent pas s’aligner sur leurs prix sans s’appauvrir considérablement. La pauvreté est particulièrement importante dans les zones rurales. 80 % des environ 800 millions d’individus très pauvres dans le monde (moins de 1,90 dollar par jour) habitent dans des zones rurales. 65 % d’entre eux travaillent dans l’agriculture d’après l’ONU. Les labels équitables ont pour mission de garantir des conditions économiques décentes dans ce secteur notamment.

Le commerce équitable : améliorer le niveau de vie des producteurs

Ce constat d’inégalité est à l’origine du commerce équitable. Le terme prend son sens contemporain à partir des années 1960 puis en 1992 avec la création du premier label « Fairtrade Max Havelaar » :  un revenu juste et une production responsable.

Le commerce équitable garantit à tous des conditions de vie dignes : l’assurance d’un revenu décent, une protection sociale (assurance maladie, congés payés, retraite). Les certifications interdisent le travail des enfants, la discrimination salariale, le travail forcé. Elles garantissent le droit de négocier et de s’organiser en collectifs (syndicat, coopérative participative).

Quels labels ?

Les produits du commerce équitable sont à 95% alimentaires, d’après l’Observatoire du commerce équitable. Les 5 % restant concernent les cosmétiques, les fleurs, l’artisanat, le textile et le tourisme.

Les labels sérieux sont, à l’international, « Fair for Life », « World Fair Trade Organization », « Biopartenaire » (agriculture biologique obligatoire), « Fairtrade Max Havelaar » et « Symbole des Producteurs Paysans ». L’équitable est aussi français et local avec les labels « Agri-éthique France » et « Bio équitable en France ». 

Le commerce équitable montre qu’un autre modèle économique est possible, plus juste pour les hommes et plus respectueux de l’environnement. C’est le but de notre association !